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La Ligue du LOL, du rire aux larmes

Les pratiques de harcèlement d’un boy’s club numérique ont fini par rattraper ses membres

Les harceleurs s’en prenaient à leurs victimes sur internet, et parfois également dans la vie quotidienne. © Alejandro Escamilla/Unsplash
Les harceleurs s’en prenaient à leurs victimes sur internet, et parfois également dans la vie quotidienne. © Alejandro Escamilla/Unsplash

Aude-May Lepasteur

Publié le 18.02.2019

Temps de lecture estimé : 8 minutes

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Réseaux sociaux » «Nul nul nul et nul. Devrait se reconvertir dans les films pour adultes où je suis sûr qu’elle ferait son trou.» La semaine dernière, Léa Lejeune, journaliste chez Challenges, une publication économique, est revenue sur le harcèlement numérique dont elle a longtemps été victime. La phrase en tête de ce paragraphe n’est qu’un exemple des «traits d’esprit» déployés pour lui nuire professionnellement, et personnellement.

Les agissements d’une trentaine de journalistes et communicants parisiens qui, dans les années 2010, échangeaient sur un groupe Facebook baptisé Ligue du LOL (de l’anglais Laughing out loud, soit rire à haute voix) ont récemment défrayé la chronique. Et coûté leur poste à certains d’entre eux. Photomontages pornogr

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