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Marcher, c’est risquer la catastrophe

Bénédicte Glassey: «J’ai la chance d’avoir le métier de physiothérapeute et j’ai la chance de vieillir.» © Charly Rappo
Bénédicte Glassey: «J’ai la chance d’avoir le métier de physiothérapeute et j’ai la chance de vieillir.» © Charly Rappo
02.09.2019

Bénédicte Glassey donne des cours aux personnes âgées pour prévenir les chutes

Jean Ammann

Santé » Bénédicte Glassey, lorsqu’elle vous raccompagne sur le pas de sa porte, vous indique le sol: «Attention! Il y a un seuil», dit-elle, le doigt pointé vers un renflement léger. C’est un conseil de professionnelle: depuis plus de trente ans, elle donne des cours aux personnes âgées dans le but d’éviter les chutes. Elle sait qu’il faut se méfier des seuils, surtout s’ils sont bas, des tapis, surtout s’ils sont épais, des fils électriques et de tous les pièges qui n’attendent qu’un pied un peu rasant, un équilibre un peu chancelant…

Dans son histoire de la marche (1967), John Napier, cité par le Bureau de prévention des accidents, a écrit: «La marche humaine est une activité risquée. Sans une bonne synchronisation, l’homme s’écraserait en une fractio

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