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«On n’est pas qu’un corps gros»

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Melanie Dellenbach l’affirme: «Les enseignants ont moins d’attentes vis-à-vis des enfants gros et leur donnent de moins bonnes notes pour le même résultat qu’aurait accompli un enfant mince.» © Simon Dellenbach
Melanie Dellenbach l’affirme: «Les enseignants ont moins d’attentes vis-à-vis des enfants gros et leur donnent de moins bonnes notes pour le même résultat qu’aurait accompli un enfant mince.» © Simon Dellenbach
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08.09.2020

Avec Yes2Bodies, la Bernoise Melanie Dellenbach espère sensibiliser davantage sur la grossophobie

Selver Kabacalman

Enveloppe » Insultes, regards désapprobateurs, remarques désobligeantes et jugements de valeur, ces attitudes et comportements qui stigmatisent et discriminent les personnes en surcharge pondérale forment ce que l’on appelle la grossophobie. Disqualification à l’emploi, mauvais traitement de la part d’un médecin ou ostracisation par la société, les conséquences pour les personnes qui en souffrent peuvent être très graves. De nombreux témoignages repris par la presse en ont déjà fait l’écho. Malgré cela, la grossophobie reste relativement taboue en Suisse. Militant pour le body respect, la fat activist bernoise Melanie Dellenbach veut contrer ce phénomène en créant sa propre association. Interview.

En quoi consiste votre initiative?

Melanie Dellenbach: L’objectif de Yes2Bodies est de sensibiliser aux stigmatisations et discriminations liées au poids et de créer une nouvelle culture autour du respect du corps en Suisse. L’association n’est pas

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