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Quand les Chinois snobaient le sport

Introduites au tournant du XXe siècle, les disciplines occidentales ont mis du temps à s’imposer

Les arts martiaux ancestraux (ici devant un temple à Pékin) ne faisaient pas l’objet de compétitions, à la différence des sports modernes. © Keystone
Les arts martiaux ancestraux (ici devant un temple à Pékin) ne faisaient pas l’objet de compétitions, à la différence des sports modernes. © Keystone
Les joueurs de cuju devaient jongler avec les pieds et les cuisses pour passer le ballon à travers le trou d’un filet. © DR
Les joueurs de cuju devaient jongler avec les pieds et les cuisses pour passer le ballon à travers le trou d’un filet. © DR

Pascal Fleury

Publié le 04.02.2022

Temps de lecture estimé : 8 minutes

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Culture physique » Au pays des arts martiaux, du tai-chi, de la danse de bambou et des courses de bateaux-dragons, les sports occidentaux ont mis du temps à s’imposer. Souvent considérés comme peu civilisés, voire barbares, ils ont été perçus comme de l’impérialisme culturel jusque dans les années 1920. Alors que s’ouvrent aujourd’hui les Jeux olympiques à Pékin, le sociologue du sport Aurélien Boucher, enseignant à l’Université chinoise de Hong Kong (Shenzhen) et auteur de plusieurs études sur le sujet¹, revient sur cette époque charnière, où s’opposaient tradition et modernité.

A quand remonte la naissance du sport moderne en Chine?

Aurélien Boucher: Les premières traces viennent des enclaves étrangères créées &agra

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