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La sobre «Carmen» a séduit dans les arènes d’Avenches

Noëmi Nadelmann (Carmen) et Giancarlo Monsalve (Don José), ici lors d’une répétition. © Marc-Antoine Guex
Noëmi Nadelmann (Carmen) et Giancarlo Monsalve (Don José), ici lors d’une répétition. © Marc-Antoine Guex
07.07.2014

Opéra • La «Carmen» de Bizet ose une lecture sobre et sans froufrous, qui convainc par son efficacité malgré une distribution un peu inégale.

Thierry Raboud

Après le déluge orageux de vendredi soir, «Carmen» a enfin pu déployer ses capiteux atours dans les arènes d’Avenches samedi, pleines d’un public venu voir ou revoir le chef-d’œuvre de Bizet. Dans une lecture pour une fois sans folklore excessif, cependant pas dénuée de charme. Car tout est question de dosage dans cet opéra où l’Andalousie est prétexte à une ivresse des sens qu’il ne faut pas porter au ridicule à force de castagnettes décoratives, où la tension dramatique doit épouser les contours d’une fascination sensuelle sans vulgarité, néanmoins assez sulfureuse pour séduire.

De dosage, Noëmi Nadelmann n’en manque pas. Habituée des arènes d’Avenches, elle a su convaincre pour sa première Carmen, un rôle-titre qu’elle incarne en alternance avec Béatrice Uria Monzon. Aguichant son monde avec force œillades et ronds de jambe, la soprano zurichoise campe une cigarière attrayante et qui le sait, mais ne cherchant jamais à le trop faire savoir. Pourtant, si la théâtralité est e

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