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Agriculture: L’impossible lutte contre le mildiou

Pluie et sols détrempés favorisent le développement de la maladie fongique. Et mettent en péril les récoltes de pommes de terre.

Les plantes malades présentent un rendement moindre et des pommes de terre parfois trop petites pour être récoltées. © Stefan Krähenbühl/DR
Les plantes malades présentent un rendement moindre et des pommes de terre parfois trop petites pour être récoltées. © Stefan Krähenbühl/DR

Julie Rudaz

Publié le 24.06.2024

Temps de lecture estimé : 5 minutes

Infection fongique redoutée, le mildiou fait des ravages en ce début d’été pluvieux. «La maladie est partout. On la voit sur les parcelles voisines, mais aussi dans les jardins des particuliers», constate Martin Blaser. Pour l’instant, les champs de pommes de terre de cet agriculteur de Granges-Paccot sont relativement épargnés, mais il s’attend, dans le meilleur des cas, à une perte partielle de sa récolte.

«Pour un agriculteur, cela fait mal au cœur de voir ses cultures malades. Mais c’est aussi une lourde charge financière», ajoute celui qui est également président de l’Association fribourgeoise des producteurs de betteraves à sucre. Comme toute culture, la pomme de terre engendre des frais, que ce soit pour les plantons, la fumure ou la main-d’œuvre. Or, ces frais sont engagés sans garantie de rendement.

Traitements insuffisants

En raison de la maladie, Martin Blaser traite ses pommes de terre jusqu’à deux fois par semaine, alors qu’en situation normale un traitement

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