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«Il y a probablement de 100 à 200 pythons dans le canton de Fribourg»

Habitant à Sorens, Christian Derwey détient une cinquantaine de serpents. Il tient ici dans ses bras le python découvert à Farvagny. © Alain Wicht/La Liberté
Habitant à Sorens, Christian Derwey détient une cinquantaine de serpents. Il tient ici dans ses bras le python découvert à Farvagny. © Alain Wicht/La Liberté
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«Il y a probablement de 100 à 200 pythons dans le canton de Fribourg» © Alain Wicht/La Liberté
11.08.2014

Sarine • Deux promeneurs ont découvert un python royal à Farvagny. Le serpent a probablement été abandonné. Alors que la police cherche son propriétaire, il a trouvé asile chez l’expert Christian Derwey.

François Mauron

Voici une balade en forêt qui n’est pas près d’être oubliée. La scène se passe vendredi dernier à Farvagny, à proximité de la chapelle de Montban. Dans l’après-midi, alors qu’il arpente les bois à la recherche de champignons, un promeneur tombe soudain nez à nez avec un serpent géant. Surpris, il appelle à la rescousse un homme pique-niquant à deux pas de là, afin de lui montrer sa trouvaille. Bien que peu remuant, le reptile est bien vivant. Les deux individus alertent donc la police.

Deux agents sont dépêchés sur place, lesquels identifient un python royal, d’une longueur d’environ 1,20 mètre. Après l’avoir capturé au moyen d’un sac prévu à cet effet, ils avertissent le Service cantonal de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires, avant d’acheminer l’animal auprès d’un spécialiste habitant Sorens, indique la Police cantonale fribourgeoise dans un communiqué diffusé samedi.

«Il n’a pas pu fuir»

Cet expert gruérien est bien connu du petit monde de l’herpétologie fribourgeoise, et même romande. Contacté par «La Liberté», Christian Derwey, 42 ans, confirme qu’il a recueilli le reptile. «C’est effectivement un python royal, d’âge adulte, en parfaite santé. Mesurant 1,20 m pour un poids d’un kilo et demi, il n’est absolument pas dangereux», insiste-t-il.

L’homme sait de quoi il parle. Ancien gardien-chef du Vivarium de Lausanne, ce préparateur informatique est passionné de serpents depuis plus de 20 ans. Chez lui, à Sorens, il en élève une cinquantaine dans son terrarium: des vipères, des pythons, un serpent à sonnette et un cobra royal, le plus grand serpent venimeux de la planète. Président de l’Aqua-Terra Club Fribourg, qui réunit des férus d’aquariophilie et de terrariophilie, il prodigue de nombreux cours de formation dans le domaine. Il est en outre mandaté par l’Etat de Fribourg pour des contrôles chez les détenteurs de ces animaux à peau lisse et sang froid.

Selon lui, le python retrouvé à Farvagny a probablement été abandonné par ses propriétaires. «Les promeneurs l’ont découvert au bord d’un sentier pédestre, en un point où il n’y a aucune habitation à moins de cent mètres. Cela ne me semble pas possible qu’il se soit échappé d’une maison. Avec les températures relativement fraîches de cet été, impossible pour lui de se mouvoir si loin.» Il faut dire que ce reptile a besoin d’un climat tropical pour être en forme. Autrement, il s’engourdit très vite: «Si on ne l’avait pas récupéré, il n’aurait pas survécu plus de quelques heures.»

«Ils se lassent vite»

Le nœud du problème, c’est peut-être que la détention des animaux non venimeux n’est pas soumise à autorisation. Grâce à internet, de nombreuses personnes achètent ainsi un serpent, sans toujours être au clair sur leurs besoins. «Il y a probablement de 100 à 200 pythons dans le canton de Fribourg. Ils ont besoin de chaleur et d’humidité, il faut des rats pour les nourrir. Or les gens, après leur acquisition, se lassent parfois assez vite», déplore Christian Derwey. Et de recommander aux éleveurs en herbe de s’informer auprès d’une association comme l’Aqua-Terra Club Fribourg avant de contacter un vendeur.

Pour l’heure, le python royal de Farvagny a trouvé asile à Sorens (Christian Derwey perçoit un défraiement), où il est sous séquestre durant quelques semaines. Si personne ne le réclame, il sera probablement euthanasié. «En raison des nombreuses demandes, les vivariums ne recueillent en général plus de reptiles. Et un python royal, pour un spécialiste, c’est un animal assez commun», note le Gruérien. Et de douter que celui-ci trouve un nouveau foyer auprès de l’un d’entre eux.

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