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«Les appareils s’abîment facilement»

Jules-François Mauron, responsable de l’atelier biomédical
Jules-François Mauron, responsable de l’atelier biomédical
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08.04.2020

Dans les murs de l’HFR

Chaque jour, un collaborateur de l’HFR raconte ce qui se passe à l’intérieur des murs.

«Notre service s’occupe de tous les appareils médico-techniques, du petit capteur au bout d’un doigt aux scanners et IRM. Nous devons nous assurer qu’ils fonctionnent. Nous les préparons, assurons la maintenance et réparons ce qui doit l’être.

A la mi-février, nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Il a fallu rassembler tout ce qui était indispensable à la prise en charge de patients atteints du Covid-19. Nous sommes allés dans tous les services, sur tous les sites, afin de récupérer ce qui n’était plus utilisé en raison du report des interventions non urgentes. Il a ensuite fallu reconfigurer ce matériel. Car un pousse-seringue ou une pompe à perfusion ne s’utilise pas de la même manière d’une unité à l’autre. Les fameux respirateurs, dont on parle beaucoup, nous ont également préoccupés. Nous les avons réunis afin d’équiper tous les lits des soins intensifs, selon le pire des scénarios envisagés. L’armée et la Protection civile nous ont permis de compléter ce qui nous manquait.

Nous sommes six techniciens, avec chacun des compétences qui lui sont propres. C’est vrai que nous cumulons les heures de travail, avec des journées qui sont parfois très longues. Nous travaillons toujours à un rythme soutenu, car les appareils s’abîment plus facilement dans des situations d’urgence et lorsqu’ils sont utilisés de manière intensive, comme c’est le cas actuellement. Lorsqu’un patient est en détresse, c’est sa santé qui prime, pas le respect du matériel.

D’un naturel optimiste, je n’ai jamais été découragé face à l’ampleur de la tâche. En revanche, il y a des moments où je me dis que ça va être compliqué. Cependant, je constate que nous avons toujours trouvé des solutions. Peut-être pas de la manière la plus élégante ou la plus ergonomique. Dans certains cas, les soignants doivent s’adapter pour utiliser du matériel qu’ils connaissent moins bien. Mais ça fonctionne. Nous trouvons toujours des compromis entre l’urgence de la situation et l’efficacité de nos appareils.»

Magalie Goumaz

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