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«Porter la mort est très difficile»

Une Châteloise, qui a fait une fausse couche, devait attendre 12 jours pour effectuer un curetage à l’HFR

La jeune femme souhaite dénoncer un système qui, selon elle, ne reconnaît pas la détresse psychologique liée au délai de prise en charge en cas de fausse couche. Adobe stock/photo prétexte © gballgiggs - stock.adobe.com
La jeune femme souhaite dénoncer un système qui, selon elle, ne reconnaît pas la détresse psychologique liée au délai de prise en charge en cas de fausse couche. Adobe stock/photo prétexte © gballgiggs - stock.adobe.com

Delphine Francey

Publié le 18.01.2022

Temps de lecture estimé : 10 minutes

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Témoignage» L’année 2021 a été particulièrement éprouvante pour cette Châteloise d’adoption, qui souhaite conserver l’anonymat car elle n’avait pas annoncé sa grossesse, sauf à ses parents. La trentenaire a subi deux fausses couches dites silencieuses. C’est-à-dire que le cœur de l’embryon a cessé de battre et que la mort est constatée généralement lors de l’échographie réalisée par le gynécologue. «Lors du contrôle général à dix semaines de grossesse, on m’annonce qu’il n’y a plus d’activité cardiaque. C’est le coup de massue, tous les rêves que nous caressions avec mon compagnon se brisent», résume-t-elle avec émotion.

La jeune femme passe par tous les états d’âme. Elle vit une doub

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