Fermeture prolongée des restaurants ? «Un outrage total» pour Muriel Hauser
Magalie Goumaz
Ecrire que les restaurateurs déplorent le maintien de la fermeture des restaurants annoncé par le Conseil fédéral est en dessous de la réalité. «Nous sommes plus que déçus», répond Muriel Hauser. La présidente de Gastro Fribourg est surtout en colère face à l’absence de perspectives pour sa branche. «On nous annonce une possible réouverture en avril. Mais s’il ne s’agit que des terrasses, ce n’est juste pas viable et nous ne voulons pas de cette ouverture au rabais». Pour elle, c’est même «un outrage total». Tous les restaurants n’ont pas une terrasse et aux printemps, les conditions météorologiques sont trop incertaines, explique-t-elle. «C’est inexploitable», dit-elle encore.
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Muriel Hauser estime que la restauration n’a pas à porter toute la pandémie sur son dos. «En privé, les gens peuvent se réunir à cinq et ça ne pose pas de problèmes. Pourquoi y en auraient-ils dans nos restaurants alors que nous avons des plans de protection et qu’on ne nous a pas encore prouvé que nous étions des lieux de contamination?» s’interroge-t-elle.
«On ne nous a pas encore prouvé que nous étions des lieux de contamination.»
Muriel Hauser
Outre des perspectives claires et à court terme, la présidente de Gastro Fribourg demande également un meilleur soutien financier. Elle ne se satisfait en tout cas pas de l’augmentation annoncée des aides. «On nous vend du rêve mais nous, on fait des cauchemars. L’aide débloquée ne couvre toujours qu’une partie de nos coûts fixes et tout le monde n’y a pas accès. De plus, il y a autant de dispositifs que de cantons et nous constatons de fortes disparités. Nous voulons que le Conseil fédéral adopte un plan fédéral pour les cas de rigueur spécifique à la restauration».