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J-1 pour les jeunesses du canton

Le premier week-end promet d'attirer la foule à Farvagny. Tout est prêt sur place pour la recevoir. © Alain Wicht/La Liberté
Le premier week-end promet d'attirer la foule à Farvagny. Tout est prêt sur place pour la recevoir. © Alain Wicht/La Liberté
16.07.2014

Farvagny • A la veille de l’ouverture du Giron cantonal des jeunesses fribourgeoises, le «village» est fin prêt pour accueillir les 80'000 visiteurs attendus sur seize jours de fête.

Nicole Rüttimann

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Pelleteuses et tracteurs à remorques se croisent, pilotés avec maestria au milieu de nuages de poussières et de tas de terre, tandis qu’une odeur de bois fraîchement scié emplit les narines. Que ce ballet mécanique ne trompe pas: à J-1 de l’ouverture de ses portes, le Giron cantonal des jeunesses fribourgeoises est fin prêt à Farvagny.

Tout y est: bars, cantines, tonnelle, décorations fantaisistes, et surtout un immense toboggan visible loin à la ronde. Seul le sol de la place subit encore quelques retouches. Raclé par 5 ou 6 machines, il est recouvert de copeaux pour éviter que la boue résultant des dernières intempéries ne gâche l’enthousiasme et les chaussures des participants.

La pluie? Même pas peur!

«Il y a trois jours, c’était impressionnant, il y avait encore des cratères de boue, les machines enfonçaient jusqu’au châssis!», souligne Vincent Neuhaus, 23 ans, président du comité d’organisation du Giron cantonal des jeunesses fribourgeoises. Celui-ci arbore un grand sourire sous ses lunettes de soleil à monture rose. Malgré la pluie, le vent ou la grêle, aucune infrastructure n’a subi de dommage. Elles restent solidement ancrées en terre… comme une rumeur tenace, formellement démentie par Vincent Neuhaus: «La tonnelle ne s’enfonce pas du tout, elle est parfaitement stable! Et ses étages sont accessibles», assure-t-il.

Autre point d’interrogation récemment soulevé, le nombre de bénévoles. Pour l’heure 4800 sur 6500 tranches horaires sont pourvues: «On est bons!», affirme le président, avant de préciser: «Le premier week-end est quasiment plein, tout comme la première semaine, remplie à 90%. Pour les suivantes, le pourcentage diminue, mais c’est normal, surtout le dernier week-end, c’est une période de transition où les gens sont en vacances.» Confiant, Vincent Neuhaus rappelle que les inscriptions restent ouvertes durant tout le giron et que la Jeunesse de Farvagny pourra pallier les trous restants.

«Tout s’est passé à merveille. Nous sommes dans les temps!», se réjouit-il. «Nous avons des personnes compétentes dans tous les domaines et des gens de tout le village nous ont proposé spontanément leur aide. Tous tirent à la même corde et s’entraident, c’est génial!» Assis sur un solide banc en bois, il explique: «C’est un ami bûcheron qui a pris la mouche quand je lui ai dit qu’on pensait faire des tables. Du coup, en 8 semaines, avec des amis, ils ont fait 150 tables et bancs! Ils seront à vendre après le giron.»

Derrière lui, bénévoles et employés d’entreprises s’activent pour les finitions. Certains, torse nu, pilotent des tracteurs décorés de colliers de fleurs Hawaï tandis que d’autres s’affairent à la technique ou la décoration. «On est là depuis janvier, on a fait la déco des jeux, réalisé les panneaux pour présenter les menus et verni les tables», explique Filomène, une ponceuse à la main, entourée de Francine et Nicole. Agées de 46 à 48 ans, d’un punch redoutable, elles sont mamans d’enfants de la Jeunesse de Farvagny.

Plus loin, Julie et Morgane, 19 et 21 ans, qui fignolent la peinture d’un stand, confient se réjouir de montrer le résultat de leurs efforts. «On bosse depuis le début, de 9 h à parfois 1 h du matin, sans compter la gestion des bénévoles, la programmation, le travail à la maison. L’ambiance est fantastique!»

Pour tous les âges

«Le but est que n’importe qui puisse venir à toute heure et que ça lui plaise! Je trouve dommage que les quinquagénaires, par exemple, ne trouvent pas leur bonheur dans certains girons», insiste Vincent Neuhaus. Si la très animée Farva’Beach sera destinée aux jeunes, le bar à vin et la Taverne Jean Tinguely, offriront une oasis de calme et de fraîcheur bienvenue à ceux qui le désirent.

Cette dernière est un vrai petit bijou dans l’écrin du «village». Cosy du sous-sol au premier, elle donne l’illusion d’être à la maison, géraniums en prime. Rémy Biland, jeune à la fibre artistique, a réalisé la majorité de la décoration - lustres à la Tinguely, tableaux, statue Niki de Saint Phalle… - et a dévalisé le grenier de ses grands-parents pour rendre l’endroit chaleureux, avec une pointe désuète - couvertures en fausse fourrure, chaises Louis XVI, lustres ou cornes de cerf.

Vivement l’ouverture!

«Je me réjouis de voir les gens affluer. C’est le fruit de deux ans de travail!», s’enthousiasme le président, qui affiche une «zénitude» totale à quelques heures de l’ouverture. «Ça aura été une expérience très constructive! On a tous acquis des connaissances techniques, manuelles… C’est sûr, ça m’attriste que ce soit fini. C’était un an d’effort physique et moral, de 8 h à minuit, 7 jours sur 7 mais s’il fallait recommencer, je n’hésiterais pas une seconde! C’était une année de paradis!», conclut Vincent Neuhaus, avant de retourner au labeur, réclamé de toutes parts. 

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