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Un sentier pédestre pour faire le tour du lac de La Gruyère au plus près de l'eau

La plateforme était prévue à Gumefens, au large du camping. © Alain Wicht/La Liberté (photo prétexte)
La plateforme était prévue à Gumefens, au large du camping. © Alain Wicht/La Liberté (photo prétexte)
12.06.2014

Lac de la GruyèreLa boucle de 45 km (et près de 14h30 de marche!) autour de l’étendue d’eau sera inaugurée et officiellement ouverte au public samedi. Prochaine étape: résoudre les problèmes de transport.

Maud Tornare

Les amateurs de balades au bord de l’eau auront largement de quoi user leurs chaussures de randonnée cet été entre Rossens et Broc. L’aménagement des 45 km de sentier pédestre tout autour du lac de la Gruyère est pratiquement terminé. Interdit aux cyclistes et aux chevaux, le chemin, d’une largeur d’un mètre, sera inauguré samedi, et l’entier de la boucle ouvert officiellement au public ce week-end.

Les promeneurs ont le choix entre trois parcours au départ du pont de Corbières: une boucle de 15 km ouverte depuis 2012 passant par Broc, un parcours de 16 km jusqu’à Rossens via Pont-la-Ville et un parcours de 20 km jusqu’au barrage via Vuippens (voir infographie ci-contre).

Initié en 2005 déjà, le projet aura mis du temps à se réaliser. Depuis le lancement des travaux en 2009, il aura fallu cinq ans de procédures administratives avant de pouvoir finaliser l’entier du parcours.

Encore une opposition

«Au départ, nous pensions naïvement faire une seule mise à l’enquête. Il en a fallu finalement onze, une pour chaque commune», explique Dominique Macheret, président de l’Association du sentier du lac de la Gruyère (ASLG), porteuse du projet. La construction du sentier a été retardée par les oppositions de privés, pas très enthousiastes à l’idée de voir défiler des promeneurs devant leurs fenêtres, notamment sur les communes de Corbières et Pont-en-Ogoz.

A Villarvassaux (Gumefens), les travaux ont finalement pu reprendre l’an dernier après que le Tribunal cantonal a rejeté le recours des propriétaires. La Cour administrative avait conclu que les inconvénients provoqués par le chemin sur les propriétés privées n’étaient pas disproportionnés par rapport à l’intérêt public. A Corbières, la situation n’est pas encore réglée puisqu’une opposition collective est toujours en cours de traitement au Tribunal cantonal. «Nous espérons avoir le même dénouement. En attendant, le sentier a été provisoirement dévié par le centre du village», explique Dominique Macheret.

Un tronçon à sécuriser

Le président de l’ASLG précise également qu’à Rossens, une partie du tracé doit encore être balisée ces prochaines semaines. «Entre le barrage et la forêt en direction de Pont-la-Ville, le sentier rejoint la route cantonale sur environ 400 mètres. Nous sommes actuellement en contact avec les Services de la mobilité et des ponts et chaussées pour sécuriser ce tronçon.»

Dans les communes qui bordent le lac, onze panneaux informatifs, avec carte du sentier et présentation des localités, seront par ailleurs mis en place la semaine prochaine. «D’autres panneaux didactiques expliquant par exemple les lieux-dits seront également installés sur le sentier entre 2014 et 2015.»

Devisée à 1,3 million de francs, la construction du sentier aura finalement coûté un peu plus de 2 millions de francs. Une partie de ce surcoût s’explique par des problèmes techniques liés au tronçon à réaliser au Bry, où le terrain très pentu, gorgé d’eau et sans accès a compliqué les travaux. Les onze communes de l’ASLG ont finalement déboursé 802 000 francs dans ce projet, tandis que l’Association régionale de la Gruyère y a contribué à hauteur de 530 000 francs. Groupe E a également offert 165 000 francs en heures de travail et la Protection civile 150 000 francs en heures de travail également. «Le reste a été couvert par des sponsors et grâce au soutien des sociétés de développement de Broc-Morlon-Botterens et du lac de la Gruyère», indique le président de l’ASLG. Des entreprises de génie civil du canton ainsi que l’armée ont également participé aux travaux de construction.

Réfléchir à la mobilité

L’association compte désormais se pencher sur les problèmes de mobilité que pose l’afflux de promeneurs et de baigneurs sur les rives, de plus en plus prisées, du lac de la Gruyère. «Durant les beaux jours, plusieurs centaines de personnes se retrouvent sur les rives. Cela pose de gros problèmes de stationnement comme à la pointe du lac, à Morlon, où les voitures s’entassent le long de la route. Les agriculteurs ne peuvent plus avoir accès à leurs fermes. L’accès aux véhicules de secours n’est pas non plus assuré», constate Dominique Macheret qui précise qu’un groupe de travail «Mobilité autour du lac de la Gruyère» vient d’être constitué.

«Une étude sera menée. Elle débouchera sur un concept touristique global qui tiendra compte de la question de l’accès au sentier en transports publics, mais aussi de l’hébergement disponible. L’idée de mettre à disposition des promeneurs des bateaux-taxis sur le lac est aussi évoquée, mais devra être analysée d’un point de vue financier», ajoute le président du l’ASLG.

> www.lacdelagruyere.ch

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