La Liberté

Quand le corps n'obéit plus

Gabriela Andersen-Schiess à l’arrivée du marathon des Jeux de Los Angeles. La Suissesse a mis sa santé en danger. © Keystone
Gabriela Andersen-Schiess à l’arrivée du marathon des Jeux de Los Angeles. La Suissesse a mis sa santé en danger. © Keystone
11.09.2019

L’errance de Gabriela Andersen-Schiess en 1984 a marqué l’histoire. De tels cas se reproduisent. Décryptage

Raphaèle Tschoumy

Marathon » Si la souffrance devait avoir un visage, ce serait peut-être celui-là. Gabriela Andersen-Schiess qui arrive titubante, chancelante sur l’anneau olympique de Los Angeles en 1984.

L’image des derniers 400 mètres de l’athlète suisse lors de ce premier marathon féminin de l’histoire des JO, sous une chaleur torride, a fait le tour du monde. Le cerveau ne coordonne plus les mouvements. La marathonienne zurichoise devient un pantin désarticulé.

Le corps médical la voit transpirer et estime dès lors que ses fonctions vitales ne sont pas en danger. Il la laisse franchir la ligne d’arrivée. La Suissesse s’effondre. A bout de souffle, à bout de forces, à bout de soif, à bout de crampes. A bout. Tout court.

Le cerveau en veille

Trente-cinq ans plus tard, la médecine du sport a évolué. A l’

Abonnez-vous à notre playlist Spotify
Abonnez-vous à notre playlist Spotify

Découvrez les playlists Spotify de La Liberté.

Dans la même rubrique
Articles les plus lus
La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11 / Fax: +41 26 426 44 00