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«Comme un hiver sans fin»

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28.03.2020

Aviron » Augustin Maillefer n’est pas enchanté du report des JO de Tokyo.

«C’est comme un hiver sans fin!» Augustin Maillefer n’a pas accueilli avec un grand sourire l’annonce du report des Jeux de Tokyo et la quasi-annulation de la saison. «Nous n’avons pas d’autre choix que de poursuivre notre préparation hivernale», souligne le rameur du Lausanne-Sports.

A 26 ans, Augustin Maillefer espère participer l’an prochain à ses troisièmes Jeux olympiques. Il avait disputé les deux premiers en quatre de couple (l’avironneur utilise deux rames, ndlr). A Tokyo, il doit en principe s’aligner en quatre sans barreur (une rame) dans une course où, dit-il pour cerner en quelque sorte quels seront ses objectifs, «la hiérarchie n’existe pas».

En août dernier à Linz, il avait figuré avec Markus Kessler, Joel Schürch et Paul Jacquot dans le quatuor qui a permis à la Suisse de qualifier son quatre sans barreur pour les Jeux de Tokyo. «Le bateau est qualifié, mais l’équipage reste à choisir, précise Augustin Maillefer. Nous sommes six pour quatre places. Cette sélection interne devait se jouer prochainement sur un week-end. La fédération est libre de définir ses règles quant au mode de sélection: un test individuel sur l’ergomètre (le rameur d’intérieur, ndlr), un test sur un deux sans barreur ou un sur un quatre.»

En raison de la pandémie de Covid-19, le quotidien d’Augustin Maillefer se limite à des séances d’ergomètre dans la cave du domicile familial. «Personne ne peut vraiment aimer s’entraîner seulement sur une machine», glisse-t-il. Le centre national de Sarnen est fermé et le camp prévu à Tenero où il n’aurait pu que ramer en skiff a été finalement annulé. «Jusqu’à l’annonce de l’annulation des Jeux, nous devions passer quotidiennement deux heures et demie sur la machine sans compter une séance physique. Mais depuis mardi, on nous a donné carte blanche pour l’entraînement.»

Pour un rameur de haut niveau, la machine n’est pas la panacée. Le toucher de l’eau est crucial. «Comme pour un nageur, le sens de la glisse conditionne également les résultats», souligne Augustin Maillefer. ats

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