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Le tramadol banni du peloton

Les suspensions pour les cyclistes pincés iront de l’exclusion d’une compétition à 9 mois de suspension. © Keystone
Les suspensions pour les cyclistes pincés iront de l’exclusion d’une compétition à 9 mois de suspension. © Keystone
17.01.2019

David Lappartient a pris ses responsabilités en interdisant le puissant antidouleur

World Tour » Le cyclisme bannit le tramadol, interdit à partir du 1er mars, et brandit la menace d’une suspension pour les coureurs qui continueraient à avoir recours à ce puissant antidouleur en vente libre sur internet.

Quitte à faire cavalier seul, puisque la substance n’est pas pourchassée par l’Agence mondiale antidopage (AMA), le président de l’Union cycliste internationale (UCI), le Français David Lappartient, a mis en application l’une de ses promesses de campagne. Dès lors, expliquait-il à l’AFP à l’automne, que «deux tiers à peu près du tramadol détecté au niveau mondial le sont dans des échantillons de cyclistes» (exactement 68% des échantillons prélevés dans les 35 sports olympiques).

A partir de mars, une première infraction commise par un coureur sera sanctionnée par une disqualification de l’événement assortie d’une amende, une deuxième infraction par une suspension de 5 mois (9 mois pour l’infraction suivante).

Résultat en quatre jours

Au niveau collectif, une équipe encourra une amende si deux coureurs commettent une infraction de ce type dans une période de douze mois. «Dans le cas d’une nouvelle infraction dans la même période de 12 mois, l’équipe sera suspendue pour une période de 1 à 12 mois», précise l’UCI.

La présence de tramadol sera recherchée sur des gouttes de sang séché, prises sur la pulpe d’un doigt. Les résultats des analyses seront communiqués au directeur médical de l’UCI dans un délai maximal de 4 à 5 jours. «On sait que le facteur limitant de la performance est la capacité à surmonter la douleur. Si on a un antidouleur, on peut repousser la douleur et avoir de meilleures performances», avait expliqué David Lappartient.

Selon les chiffres annoncés par l’UCI, 4,4% des contrôles en compétition révèlent l’usage de tramadol qui présente différents effets secondaires (nausées, somnolence, perte d’attention mais aussi risque d’addiction).

Une solution concrète

La décision d’interdiction a été saluée hier par le Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC) qui regroupe 7 des 18 équipes du World Tour et 76 % des formations Continental Pro (2e division), ainsi que 326 coureurs.

«Depuis octobre 2013, les médecins des équipes membres du MPCC se sont formellement engagés à ne pas prescrire de tramadol à leurs coureurs», précise le mouvement présidé par Roger Legeay. «Le MPCC se réjouit que malgré l’absence de décision prise par l’AMA, l’UCI ait franchi le pas et apporté une solution concrète à ce problème majeur qui touche le sport de haut niveau.» ATS

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