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Tout se jouera le 13 juin pour la Suisse

Vladimir Petkovic, Senol Günes, Roberto Mancini et Ryan Giggs: les sélectionneurs des quatre nations du groupe A. © Keystone
Vladimir Petkovic, Senol Günes, Roberto Mancini et Ryan Giggs: les sélectionneurs des quatre nations du groupe A. © Keystone
02.12.2019

La sélection de Petkovic se retrouve dans le groupe A avec l’Italie, la Turquie et le pays de Galles

Laurent Ducret

Football » Tout se jouera le 13 juin à Bakou! Comme la rencontre face à l’Albanie en 2016, la confrontation face au pays de Galles écrira en grande partie le destin qui attendra l’équipe de Suisse à l’Euro 2020. Lors de ses trois premières participations à l’Euro, en 1996, en 2004 et en 2008, la Suisse avait été éliminée en phase de poules après avoir été tenue en échec ou battue lors de son premier match. Il y a quatre ans à Lens, la victoire 1-0 face à l’Albanie avait, en revanche, placé l’équipe de Vladimir Petkovic sur les bons rails.

Dans un groupe que l’on peut considérer plus difficile que celui de 2016, la Suisse n’aura pas le choix: elle doit battre le pays de Galles de Gareth Bale pour se retrouver en positon de force avant de croiser le fer avec l’Italie le 17 juin à Rome et de conclure son premier tour le 21 juin à Bakou face à la Turquie. Si elle est qualifiée, elle aura alors six jours pour préparer son huitième de finale, qu’elle pourrait jouer à Londres si elle remporte son groupe, ou à Amsterdam si elle termine à la deuxième place. Si la Suisse est repêchée parmi les quatre meilleurs troisièmes, elle pourrait bénéficier d’un, de deux et même de trois jours de repos de plus.

Quel camp de base ?

Si affronter l’Italie à Rome était l’un des souhaits de la délégation suisse pour ce tirage au sort effectué samedi à Bucarest, le fait de disputer deux matches à Bakou n’est pas franchement un cadeau. Ces voyages en Azerbaïdjan – Bakou est distant de Rome de 3150 km – poseront des problèmes logistiques que ne rencontreront pas toutes les 23 autres équipes de cet Euro 2020, et ils posent également la problématique du camp de base. L’idée de l’Association suisse de football (ASF) était de l’implanter dans les environs de la ville où l’équipe devait disputer deux de ses trois rencontres du tour préliminaire. Est-ce qu’elle s’y tiendra?

Même si ce Groupe A n’a rien à voir avec celui de la «mort», qui propose un magnifique combat entre les deux derniers champions du monde – l’Allemagne et la France – et le champion d’Europe en titre – le Portugal –, la Suisse n’aura pas la tâche facile. Qui peut affirmer qu’elle possède une réelle marge sur le pays de Galles et la Turquie? Tous deux absents de la Coupe du monde en Russie, les Gallois et les Turcs présentent de véritables arguments. Les Gallois possèdent un joueur d’exception en la personne de Gareth Bale, qui vient de rappeler que la sélection était sa priorité. Une sélection qu’il avait menée, il convient de le rappeler, en demi-finales de l’Euro 2016.

Une longue attente

La Turquie veut croire, quant à elle, que le renouveau est pour demain sous la férule de Senol Günes, le sélectionneur qui l’avait hissée dans le dernier carré de la Coupe du monde 2002. Lors du tour préliminaire, la Turquie, avec sa défense de fer bâtie autour du joueur de Leicester Caglar Söyüncü, a cueilli quatre points lors de sa double confrontation avec la France.

Entre ces deux rencontres, il y aura surtout le choc de Rome. Au stade olympique, la Suisse affrontera pour la première fois depuis... 1962 l’Italie dans le cadre d’une phase finale d’un grand tournoi. Ce match aura une saveur particulière pour Vladimir Petkovic, qui retrouvera le stade où il a enlevé le plus beau titre de sa carrière d’entraîneur, la Coupe d’Italie avec la Lazio en 2013. Avec l’Italie, la Suisse affrontera une sélection en quête de rachat deux ans après la Coupe du monde en Russie, qu’elle avait suivie à la télévision. Une sélection qui a réussi, sous la direction de Paolo Maldini, le grand chelem lors du tour préliminaire avec ses dix victoires en dix rencontres. ats

Les groupes

Groupe A (Rome/Bakou): Italie, Suisse, Turquie, pays de Galles.

Groupe B (St-Pétersbourg/Copenhague): Belgique, Russie, Danemark, Finlande.

Groupe C (Amsterdam/Bucarest): Ukraine, Pays-Bas, Autrichie, vainqueur barrage D.

Groupe D (Londres/Glasgow): Angleterre, Croatie, République tchèque, vainqueur barrage C.

Groupe E (Bilbao/Dublin): Espagne, Pologne, Suède, vainqueur barrage B.

Groupe F (Munich/Budapest): Allemagne, France, Portugal, vainqueur barrage A.

Au programme

Groupe A. Vendredi 12 juin (Rome): Turquie - Italie (21 h).

Samedi 13 juin (Bakou): Pays de Galles - Suisse (15 h).

Mercredi 17 juin (Bakou): Turquie - Pays de Galles (18 h).

Mercredi 17 juin (Rome): Italie - Suisse (21 h).

Dimanche 21 juin (Bakou): Suisse - Turquie (18 h).

Dimanche 21 juin (Rome): Italie - Pays de Galles (18 h).


Ils ont dit

«Notre groupe est dur, mais jouable»

Vladimir Petkovic (entraîneur de la Suisse): «Notre groupe est dur mais jouable. Je vois les Italiens clairement comme favoris. Ils n’ont pas seulement disputé une qualification parfaite avec dix succès en dix matches, mais ils auront également l’avantage de disputer leurs trois matches à Rome. Roberto Mancini a formé une bonne équipe, jeune, avec une très forte mentalité. La Turquie a digéré un changement de génération et présente désormais une équipe avec beaucoup de caractère et de passion. Le pays de Galles était le plus fort des adversaires du chapeau 4.»

Granit Xhaka (vice-capitaine de la Suisse): «Je suis heureux avec ce tirage. L’Italie est un adversaire de top niveau. Le pays de Galles avait été impressionnant par ses performances lors de l’Euro 2016. La Turquie a une révolution derrière elle et a retrouvé ses anciennes forces. Si je suis franc, je ne vois pas dans ce groupe spécial un favori absolu.

Stephan Lichtsteiner (capitaine de la Suisse): «Avec l’Italie, nous disputerons un choc. A l’occasion de ce match, je retrouverai de nombreux anciens coéquipiers de la Juventus. La Turquie et le pays de Galles sont des bons adversaires. Le groupe est jouable pour nous.»

Roberto Mancini (entraîneur de l’Italie): «Nous sommes heureux de n’avoir pas tiré la France. Mais dans ce groupe équilibré, tous les matches devront être joués. Nous ne sommes pas favoris, toutes les équipes jouent un bon football. Le fait de jouer nos trois matches à Rome n’est qu’un petit avantage. Chaque rencontre sera difficile, avant tout contre le pays de Galles. C’est une équipe solide avec de nombreux joueurs évoluant en Premier League.» ats

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