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Dario Cologna abat sa première carte

Dario Cologna: «Je continue à dire que l’objectif est la quête d’une médaille.» © Keystone
Dario Cologna: «Je continue à dire que l’objectif est la quête d’une médaille.» © Keystone
23.02.2019

Le Grison ne fait pas partie des favoris du skiathlon d’aujourd’hui, mais son expérience pourrait l’aider

Gilles Mauron

Ski nordique » Dario Cologna abattra sa première carte aujourd’hui à Seefeld. Le Grison espère se mêler à la lutte pour les places sur le podium du skiathlon aux championnats du monde de Seefeld, mais il ne fait pas partie des favoris.

Champion du monde en 2013 et champion olympique en 2014, Dario Cologna apprécie particulièrement cette épreuve où les fondeurs enchaînent 15 km en style classique et 15 km en style libre. Si l’on ajoute l’argent glané aux mondiaux de Falun en 2015, cela fait trois médailles conquises dans un grand championnat en skiathlon, sur les sept qu’il totalise (JO et mondiaux confondus).

Tout grand champion qu’il est, Dario Cologna n’affiche pas un optimisme démesuré, même s’il a (presque) toujours su se sublimer dans les grands rendez-vous. «Je ne sais pas vraiment où j’en suis, ni de quoi je serai capable», concède le fondeur du Val Müstair, qui aura 33 ans en mars. «Jusqu’ici, je n’ai rien réussi de bon cet hiver», a-t-il poursuivi. Le quadruple champion olympique affiche un quatrième rang, obtenu en décembre, comme meilleur résultat cette saison en Coupe du monde. Il a manqué sa répétition générale le week-end dernier à Cogne (25e sur 15 km classique), en raison d’un mauvais choix de skis.

Ménager ses bronches

Mais Dario Cologna se dit satisfait de sa préparation à ces mondiaux: «J’ai l’impression d’avoir fait tout ce que je pouvais. Tout se déroule comme prévu. Je continue à dire que l’objectif est la quête d’une médaille. Cela n’aurait d’ailleurs aucun sens de viser autre chose dans des championnats du monde», a-t-il souligné.

Convaincu que ses espoirs de médaille seront plus grands lors du 50 km qui clôturera ces joutes le 3 mars, Dario Cologna est satisfait des conditions météorologiques. La hausse des températures devrait lui permettre de ménager ses bronches. «Et nous avons souvent pu bénéficier du meilleur matériel sur la neige printanière», a ajouté le Grison, qui devrait logiquement jouer les arbitres dans le duel attendu entre Norvégiens et Russes aujourd’hui. «Je saurai après le changement de skis si j’ai les jambes pour attaquer», a-t-il conclu.

Nathalie von Siebenthal avait terminé au même rang – le 6e – que Dario Cologna lors du skiathlon des JO 2018. Mais elle n’y arrive pas cette saison et partira quasiment dans l’inconnu aujourd’hui. «D’habitude, je parviens à monter en puissance après les épreuves de Davos» mi-décembre. «Mais ça n’a pas marché cette fois-ci», a regretté la Bernoise, pour qui un top 10 constituerait déjà un exploit dans une course promise à la Norvégienne Therese Johaug. ats


Au programme, ce week-end

Samedi. 11 h: fond, skiathlon dames (2 x 7,5 km). 12 h 30: fond, skiathlon messieurs (2 x 15 km). 14 h 30: saut, concours messieurs au grand tremplin.

Dimanche. 9 h 15: fond, qualifications du sprint par équipes, messieurs et dames (style classique). 10 h 30: combiné nordique, sprint par équipes, saut au grand tremplin. 11 h 30: fond, finales du sprint par équipes. 13 h 30: combiné nordique, sprint par équipes, 2 x 7,5 km de fond. 14 h 45: saut, concours par équipes messieurs au grand tremplin.


Un killian Peier prometteur

Killian Peier est-il mûr pour un exploit? Le Vaudois de 23 ans a en tout cas confirmé ses bonnes dispositions en terminant à un prometteur 3e rang dans les qualifications du concours au grand tremplin des mondiaux, hier à Innsbruck. «La confiance est là. Je suis donc plus serein au sommet du tremplin, et je parviens à prendre du plaisir», a expliqué au micro de la RTS le Vaudois, qui refusait d’énoncer un objectif précis pour le concours d’aujourd’hui: «Je veux me faire plaisir, et j’espère pouvoir réussir le même genre de sauts qu’à l’entraînement et qu’en qualifications. Le but sera de rester cool», a-t-il poursuivi. Les trois autres Suisses en lice ont tous passé l’écueil des qualifications. Le quadruple champion olympique Simon Ammann a terminé 12e, avec 121 m, et peut viser un top 10 aujourd’hui. Andreas Schuler (124 m) s’est classé 21e, alors que Luca Egloff (114 m) a pris le 40e rang. Les Allemands ont frappé fort dans ces qualifications, Markus Eisenbichler (128,5 m) devançant son compatriote Karl Geiger (131 m). Le favori japonais Ryoyu Kobayashi a quant à lui pris la 4e place avec 126 m. A noter que tous les trois ont eu droit à un élan raccourci par rapport à Killian Peier. ats

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