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Peier impuissant face à la météo

Killian Peier: «Il faut simplement se faire aux conditions qu’il y a eues sur le petit tremplin.» © Keystone
Killian Peier: «Il faut simplement se faire aux conditions qu’il y a eues sur le petit tremplin.» © Keystone
02.03.2019

Le Suisse et d’autres favoris ont dû sauter dans des conditions difficiles durant la deuxième manche

Ski nordique » Après sa médaille de bronze sur le grand tremplin, Killian Peier n’a pas réédité son exploit aux championnats du monde du petit tremplin de Seefeld hier. Dans des conditions très compliquées, le Vaudois a terminé 10e, avec des sauts à 98,5 et 98 m. Que pouvait faire de mieux Killian Peier? Quatrième de la première manche, le sauteur de La Sarraz semblait avoir bien limité la casse et s’être placé pour la deuxième manche. Mais à l’instar de tous ses comparses de tête après le premier saut, Peier n’a rien pu faire pour obtenir mieux qu’une honorable place dans les dix premiers.

Car le concours d’hier a été mis à mal par des conditions météorologiques. La neige d’abord, qui a empêché la tenue d’une trace parfaite, le vent ensuite, qui n’a pas aidé les sauteurs. Sauf les Polonais, pourtant largués après la première manche. Les meilleurs de la première manche – ils ont bénéficié de conditions venteuses favorables – sont restés sans chance de s’imposer en fin de deuxième manche.

Un titre inespéré

Vingt-cinquième provisoire, Dawid Kubacki a profité d’une fenêtre météo très favorable pour aller chercher un titre de champion du monde inespéré. Son saut à 104,5 m lui a permis de décrocher le graal devant son compatriote Kamil Stoch (101,5 m) et l’Autrichien Stefan Kraft. Kubacki est sorti du tremplin à une vitesse de 89,4 km/h. Premier à l’issue de la manche initiale, le Japonais Ryoyu Kobayashi a dû se contenter de 86,7 km/h au sortir de la table. Cette différence de 2,7 km/h correspond à un monde dans le saut à skis. En règle générale, on estime qu’une perte de 1 km/h équivaut à 4 m sur la longueur du saut.

«Je voulais me battre avec les meilleurs, mais pour les derniers à sauter, cela n’a pas fonctionné, a regretté Killian Peier au micro de la RTS. Il y a un peu de déception, c’est assez dur à accepter.» Reste que le Sarrazin peut se réjouir. Non seulement pour son top 10, mais surtout pour son concours réussi sur le grand tremplin samedi dernier.

Ammann en profite

«Je suis extrêmement heureux d’avoir pris ma chance sur le grand tremplin, il faut simplement se faire aux conditions qu’il y a eu sur le petit tremplin», a fini par avouer Peier. Car les autres favoris n’ont pas plus brillé. Ryoyu Kobayashi, leader du général de la Coupe du monde, avait par exemple dominé la première manche. Tout ça pour ne pas faire mieux qu’un 14e rang final. Soit deux rangs derrière Simon Ammann, lequel a aussi profité des conditions pour gagner dix places. «Il y a toujours de tels sauts. Si on se retrouve dans le mauvais groupe au moment de s’élancer, on est impuissant», relevait philosophe le quadruple champion olympique. ats


Encore une fois les norvégiens

La Norvège d’Emil Iversen, Martin Johnsrud Sundby, Sjur Roethe et Johannes Hösflot Klaebo a logiquement remporté le relais masculin (4 x 10 km) des mondiaux de Seefeld en devançant la Russie et la France. La Suisse a terminé au 8e rang. Ce sacre est le 10e (!) d’affilée dans des championnats du monde pour le relais masculin norvégien. Johannes Hösflot Klaebo a ainsi pu cueillir son troisième titre dans ces joutes après ses deux sacres en sprint (individuel et par équipes). Au final, la Norvège a devancé la Russie de 38’’8. La lutte pour la médaille de bronze fut en revanche bien plus acharnée, et le sprinter Richard Jouve a offert à la France un podium inattendu en devançant de 1’’8 le Finlandais Perttu Hyvärinen sur la ligne.

Le quatuor helvétique formé d’Ueli Schnider, Jonas Baumann, Dario Cologna et Toni Livers n’a pour sa part jamais pu croire en l’exploit hier. Il pointait déjà au 8e rang à mi-course, à 1’22’’7 des meilleurs. Dario Cologna a certes permis à son équipe de passer en 6e position après 30 km. «J’ai fait une bonne course, dans le même rythme que les meilleurs. J’ai essayé de mettre Toni sur les bons rails», a-t-il lâché. Mais Toni Livers n’a pas pu conserver ce 6e rang, s’inclinant au sprint devant l’Allemagne (6e) et le Kazakhstan (7e). ats

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