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Simon Ammann repart pour un tour

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30.10.2020

Saut à skis » A 39 ans, Simon Ammann ne veut pas dire stop. Avec comme objectif les JO de Pékin en 2022.

A le voir à l’écran, on en viendrait presque à oublier que Simon Ammann est un vétéran. Alors qu’il rejoindra le club des quadragénaires l’an prochain, le Saint-Gallois ressemble à un sérum anti-âge avec ses inséparables lunettes et ce visage sempiternellement juvénile qui lui ont valu le surnom d’Harry Potter.

Aujourd’hui, le magicien recherche sa forme olympique. Forcément, même s’il semble encore jeune, le corps a subi les assauts du temps. Mais comme un Noriaki Kasai a pu le montrer en 2014 à Sotchi en devenant vice-champion olympique à 42 ans, l’excellence existe encore à l’âge où l’immense majorité des sportifs coule une retraite paisible.

Lorsque «Simi» évoque ses sauts, on ressent toute sa passion. «Je ne suis pas encore satisfait de ma forme actuelle, évoque le champion du Toggenburg. Il faut que je trouve une meilleure forme en phase de vol.» Face à l’écran, celui qui a désormais trois enfants mime avec sa main la position que devrait prendre son corps après l’impulsion. «Je dois trouver une forme plus arrondie en vol. Si l’on regarde les sauteurs comme Kraft, Kubacki ou Stoch, on voit que leur corps dessine une sorte de banane. Mais c’est un processus difficile à améliorer. Il faut travailler l’aérodynamisme et les sauts lorsque le vent souffle dans le dos et il faut trouver le bon timing à la table.»

Pas simple de se concentrer en cette saison particulière, d’autant plus qu’en raison de deux cas de Covid-19 (Peier et Schuler) lors d’un camp à Oberstdorf, il a fallu repousser les championnats de Suisse et passer par la case quarantaine. «On a annoncé ça le même jour que Shaqiri, se souvient Ammann. Et force est de constater que notre histoire a été complètement occultée par le test positif de la star de l’équipe de Suisse de foot (il rit).»

Si la vieille piste estivale d’Einsiedeln a moins convenu à ses qualités – il y a terminé troisième des championnats de Suisse –, il a apprécié la neige d’Oberstdorf et de Garmisch. «Peut-être que cette année, je devrais privilégier la qualité à la quantité, conclut-il. Ne faire que quatre sauts au lieu de six à l’entraînement par exemple. Mais je me réjouis que la saison commence et je m’imagine déjà à Planica avec le vent portant.»

ATS

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