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Se servir de l’ADN comme disque dur

Un projet romand a pour ambition d’archiver des données sur de l’ADN grâce à une micro-usine autonome.

Pierre-Yves Burgi, Jérôme Charmet et Florian Serex posent devant le MicroLean Lab. Ce prototype devrait, à terme, être capable de réaliser toutes les étapes nécessaires au stockage de données sur de l’ADN de manière autonome. © DR
Pierre-Yves Burgi, Jérôme Charmet et Florian Serex posent devant le MicroLean Lab. Ce prototype devrait, à terme, être capable de réaliser toutes les étapes nécessaires au stockage de données sur de l’ADN de manière autonome. © DR

Sophie Gremaud

Publié le 02.11.2023

Temps de lecture estimé : 4 minutes

Technologies » L’ère numérique est caractérisée par la croissance exponentielle de la quantité de données digitales créées. Ce phénomène est tel qu’il est aujourd’hui urgent de trouver des alternatives de stockage innovantes. Pour relever ce défi, la Haute Ecole Arc (HE-Arc) et l’Université de Genève ont choisi de s’inspirer du vivant. Le projet DNAMIC – pour DNA microfactory for autonomous archiving –, mené en collaboration avec d’autres partenaires européens, a pour ambition de stocker les données sur le disque dur le plus ancien et performant au monde: l’ADN (acide désoxyribonucléique).

«A l’heure actuelle, les données sont stockées en mode binaire, soit une suite de 0 et de 1. Notre idée est de prendre ces mêmes données brutes mais de les encoder en langage ADN, soit en une suite de bases A, T, G, C, qui sont les molécules constitutives de l’ADN. Une fois l’encodage réalisé, l’ADN de synthèse est fabriqué, stocké, puis relu par séquençage au moment voulu», explique Jérôme

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