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Analyse: Quand la ministre et son chef de l’armée ne jouent pas la même partition

Au-delà des malentendus, l’armée a bien un gros problème de financement et ses conséquences se reportent sur les budgets de l’agriculture ou de l’aide au développement.

Malgré les sourires, la ministre de la Défense Viola Amherd et le chef de l’armée Thomas Süssli vivent des semaines difficiles. © Keystone
Malgré les sourires, la ministre de la Défense Viola Amherd et le chef de l’armée Thomas Süssli vivent des semaines difficiles. © Keystone
Publié le 25.02.2024

Temps de lecture estimé : 5 minutes

La grande muette, c’est le surnom donné à l’armée française. Par parallélisme, on l’utilise parfois aussi pour désigner l’armée suisse. Un surnom bien mal porté ces dernières semaines par une institution qui a trop parlé et surtout beaucoup trop fait parler d’elle.

Dans une longue interview parue samedi dans la Neue Zürcher Zeitung, la ministre de la Défense Viola Amherd vient avec sa lance incendie tenter d’éteindre les dernières braises d’un feu qu’elle a largement alimenté par une communication qui a viré à la cacophonie avec son chef de l’armée Thomas Süssli.

Tout au plus y admet-elle que la communication n’a pas été optimale. Mais sur le fond, la Haut-Valaisanne rassure en répétant que l’armée ne souffre d’aucun trou financier et qu’elle n’est pas au bord de la faillite, comme la notion de «manque de liquidités» évoquée par Thomas Süssli pouvait le laisser craindre.

Friture sur la ligne

«Depuis maintenant trois semaines, nous discutons sans cesse de… rien», lâc

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