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Covid-19: ««Omicron, c’est un variant que j’adore, je le vénère»

«Ce qui dicte la mise en place ou la levée des mesures depuis plus d’un an, c’est l’état de la surcharge hospitalière», explique Alessandro Diana, médecin spécialiste des maladies infectieuses aux HUG de Genève. Il réagit aux prolongations des mesures décidées par le Conseil fédéral.

Alessandro Diana : «Omicron, c’est un variant que j’adore, je le vénère. Il est beaucoup plus contagieux, mais clairement moins pathogène.» © DR
Alessandro Diana : «Omicron, c’est un variant que j’adore, je le vénère. Il est beaucoup plus contagieux, mais clairement moins pathogène.» © DR

Igor Cardellini

Publié le 19.01.2022

Temps de lecture estimé : 2 minutes

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La fin du télétravail et des quarantaines à fin février, c’est un bon timing, selon vous?

Le politicien essaie de s’adapter aux données épidémiologiques du moment. En santé publique, on le sait désormais, ce qui dicte la mise en place ou la levée des mesures depuis plus d’un an, c’est l’état de la surcharge hospitalière. Omicron, c’est un variant que j’adore, je le vénère. Il est beaucoup plus contagieux, mais clairement moins pathogène. Quand on compare les complications par rapport au delta, pour un même nombre d’infections, il y en a plus de la moitié en moins. C’est inespéré. Les politiciens se trouvent face à un grand virage, car des incertitudes persistent sur ce qu’il va se passer dans les trois à cinq prochaines semaines.

«Omicron, c’est un variant que j’adore, je le vénère. Il est beaucoup plus contagieux, mais clairement moins pathogène»
Alessandro Diana

Le nombre de patients en soins intensifs diminue. Sommes-nous tirés d’affaire?

Nous sommes sur un plateau et attendons de voir dans quel sens ça va évoluer. Mais lorsqu’on regarde ce qu’il se passe ailleurs, les signes sont encourageants. L’Angleterre a trois semaines d’avances sur nous. C’est donc un indicateur intéressant. Et l’on voit maintenant que les hospitalisations diminuent. Il nous faut plus de données, mais passé ce délai de deux à trois semaines de précaution, il est évident que si l’on voit que nous arrivons au bout de la pandémie, ce que laissent penser certains signes, toutes les restrictions devront être aussitôt supprimées. Il faut bien sûr garder de la prudence en la matière car, nous l’avons vu, les variants peuvent créer des surprises.

 

Vous avez remis en question l’utilité de la 3e dose chez les moins de 60 ans sur les ondes de la RTS. N’est-ce pas un message contradictoire avec celui des autorités?

Non. En fait, je ne remets pas en question ce message. Le schéma vaccinal du Covid-19, ce sont trois doses. Après, je dis qu’il faut nuancer les recommandations. Si des jeunes sont hésitants face à la 3e dose, en se référant aux risques très minimes d’hospitalisation et aux données que nous avons maintenant, il est raisonnable de dire que deux doses protègent assez bien contre les complications. Après, c’est à chacun de se déterminer sur la question. 

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