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Ils sont prêts à défier le péril blanc

Une personne ensevelie est repérée. Le flair du chien et les coups de pelle du sauveteur permettront de la dégager.
Une personne ensevelie est repérée. Le flair du chien et les coups de pelle du sauveteur permettront de la dégager.
Une personne ensevelie est repérée. Le flair du chien et les coups de pelle du sauveteur permettront de la dégager.
Une personne ensevelie est repérée. Le flair du chien et les coups de pelle du sauveteur permettront de la dégager.
Une personne ensevelie est repérée. Le flair du chien et les coups de pelle du sauveteur permettront de la dégager. © Keystone
Une personne ensevelie est repérée. Le flair du chien et les coups de pelle du sauveteur permettront de la dégager. © Keystone
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07.12.2019

Les secouristes romands s’entraînent pour l’hiver. Sur le glacier des Diablerets, il leur fallait agir vite

Grégoire Silacci

Avalanches » La Rega et le Secours alpin romand se sont livrés à un exercice grandeur nature hier sur le glacier des Diablerets. Objectif: entraîner la rapidité et la coordination, les deux éléments clés en cas d’avalanche.

Selon le scénario imaginé par les secouristes, et présenté sur place aux médias, sept randonneurs en raquettes ont été emportés par une coulée, en plein cœur du domaine skiable de Glacier 3000. L’alerte a été donnée à 10 h 40 à la centrale de la Rega à Zurich.

Moins de dix minutes plus tard, un hélicoptère basé à Lausanne débarque sur les lieux. «Quand on nous annonce une avalanche, il y a toujours une montée de stress. Chaque seconde doit être utilisée au mieux», raconte le pilote Werner Marty, responsable de la base lausannoise.

Sept victimes ensevelies

Depuis ses différentes bases, la Rega doit pouvoir rallier chaque endroit de Suisse en moins de 15 minutes. «Passé ce quart d’heure, les chances de survie chutent rapidement», dit Christian Reber, le président du Secours alpin romand (SARO).

Arrivé à Glacier 3000, l’hélicoptère survole l’imposante coulée d’environ 200 mètres sur 300, dans laquelle les sept figurants ont été disséminés. «Il faut d’abord être certain de pouvoir se poser en toute sécurité, et notamment vérifier que toute l’avalanche est descendue», relève Guido Guidetti, chef de la formation au SARO, tandis que l’hélicoptère longe les corniches de l’Oldenhorn.

On compte sur leur flair

Lorsque le site est jugé sûr, l’équipage débarque, à savoir un spécialiste en sauvetage héliporté, un médecin urgentiste et un conducteur avec son chien. «C’est une composition idéale», remarque Guido Guidetti, précisant que l’apport du chien n’est pas toujours possible dès la première rotation.

La présence des chiens est pourtant indispensable. «Ils remplacent tous les appareils», affirme Christian Reber. Un chien peut sentir une personne ensevelie jusqu’à 4 à 5 mètres de profondeur.

Hier aux Diablerets, l’hélicoptère est revenu quatre fois sur le site de l’avalanche, amenant à chaque fois un chien et des sauveteurs.

Conducteurs de chien recherchés

Peu avant midi, le septième figurant est extrait de l’avalanche et l’opération s’achève. «Nous menons ce genre d’exercice de grande envergure une à deux fois par année. Le reste du temps, de nombreux entraînements spécifiques sont effectués», note Guido Guidetti.

La vocation continue de se transmettre et le SARO ne connaît pas de difficulté à recruter. A une exception près toutefois: les conducteurs de chien, dont la formation est longue et astreignante. «Nous manquons de monde. Il est de plus en plus difficile d’assurer les piquets», indique Mattia Corti, responsable du domaine cynophile. Quatre couples sauveteur-chien peuvent actuellement être engagés en Suisse, tandis que sept autres se trouvent en formation. ATS

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