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La dette du Covid n’attend pas

Publié le 19.05.2022

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Coronavirus » Une commission veut réduire plus vite la dette liée à la pandémie.

La dette liée au coronavirus devrait être réduite plus rapidement. Les bénéfices du passé doivent contribuer à réduire de moitié l’endettement extraordinaire, estime la commission des finances du Conseil national.

Des dépenses extraordinaires importantes ont été approuvées afin d’atténuer les conséquences liées au Covid-19. Elles ont conduit à un endettement supplémentaire de la Confédération. De 20,3 milliards en 2020, la dette devrait s’élever entre 25 et 30 milliards fin 2022.

Selon le droit en vigueur, ces dépenses extraordinaires doivent être remboursées en six ans. Cela équivaudrait à sortir quatre milliards de francs chaque année du budget ordinaire. «Impossible sans des coupes sévères dans le budget», a expliqué Roland Fischer (pvl, LU), président de la commission des finances du National, mardi à Berne lors d’une conférence de presse.

Le Conseil fédéral n’a justement pas prévu de programme d’allégement budgétaire ni de hausse d’impôts. En révisant la loi, il se donnerait jusqu’en 2035 pour rembourser la dette, soit le découvert du compte d’amortissement des dépenses extraordinaires. A coup de 2,3 milliards de francs par an.

Dans le détail, le gouvernement compte sur la distribution additionnelle de la Banque nationale suisse (BNS). Il l’estime à 1,3 milliard par an. Par ailleurs, il entend utiliser les soldes des crédits budgétisés mais non entièrement utilisés. Ces excédents de financement sont évalués à 1 milliard de francs par an en moyenne. ATS

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