La Liberté

Le loup restera protégé

Partager cet article sur:
28.02.2020

Chasse » Pour la ministre Simonetta Sommaruga, la nouvelle loi permettra de mieux gérer les conflits.

La nouvelle loi sur la chasse est un «bon compromis», estime la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Le loup reste une espèce protégée et les conflits pourront être réduits. La réforme offre aussi une meilleure protection de la nature.

La présidente de la Confédération a lancé hier à Berne la campagne du gouvernement en vue de la votation du 17 mai. L’ancienne loi date de 1985, époque à laquelle le loup ne vivait pas sur le territoire helvétique. Mais depuis la formation de la première meute en 2012, les effectifs se sont multipliés par huit.

La révision de la loi adapte les règles de cohabitation entre le loup et l’être humain aux réalités actuelles, estime le Conseil fédéral. Huit meutes et environ 80 loups vivent sur le territoire suisse. Depuis 2009, ils tuent chaque année entre 300 et 500 moutons et chèvres. Cela crée des conflits avec les propriétaires et apporte la crainte dans les villages, a rappelé Simonetta Sommaruga.

Afin que les prédateurs conservent leur peur naturelle des humains, des cheptels et des agglomérations, les cantons pourront autoriser les tirs avant que les loups n’aient fait des dégâts. Mais les tirs seront liés à plusieurs conditions préalables.

Les cantons devront agir de manière proportionnée. Ils ne pourront pas s’attaquer à des meutes qui restent éloignées des troupeaux et des villages. Ils devront également justifier le tir auprès de la Confédération. Comme à présent, les organisations de protection de la nature pourront faire recours contre la décision du canton.

Les cantons pourront aussi autoriser le tir d’un loup isolé s’il s’attaque aux cheptels malgré les mesures de protection ou s’il rôde autour des étables et des villages. Et le loup ne pourra pas être chassé, a souligné la ministre de l’environnement. La révision est donc une voie médiane entre ceux qui veulent une protection absolue pour le loup et ceux qui s’impatientent de pouvoir le chasser. Quant aux paysans, ils devront construire des clôtures et recourir à des chiens s’ils veulent toucher des indemnités pour les bêtes tuées. ATS

Articles les plus lus
Abonnez-vous pour 9.-/mois
Abonnez-vous pour 9.-/mois
Suivez-nous sur insta

L’actu de votre région aussi sur @lalibfribourg

Dans la même rubrique
La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11 / Fax: +41 26 426 44 00