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Les Yéniches se sentent acceptés

Zurich • L’occupation de la friche du Hardturm ne suscite aucune protestation. Les gens du voyage attendent toutefois des actes concrets contre le manque d’aires de stationnement.
En investissant l’emplacement de l’ancien stade de football du Hardturm, les Yéniches font revivre cette friche zurichoise. © Goran Basic/NZZ
En investissant l’emplacement de l’ancien stade de football du Hardturm, les Yéniches font revivre cette friche zurichoise. © Goran Basic/NZZ

Ariane Gigon, Zurich

Publié le 09.05.2015

Temps de lecture estimé : 4 minutes

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Ils sont arrivés durant la nuit, se sont installés, ont attendu qu’on tente de les déloger... mais rien n’est arrivé. Depuis plus d’une semaine, les quelque vingt familles de Yéniches ayant investi la friche de l’ancien stade de foot du Hardturm, à Zurich, n’en reviennent pas. «En 30 ans, je n’ai jamais vu une telle acceptation», commente Claude Gerzner, président de l’association Le Mouvement des voyageurs suisses (MVS). Le groupe n’en vise pas moins à accélérer le processus de création d’aires de séjour pour les gens du voyage en Suisse, un dossier où il critique la Confédération. Cette dernière rétorque qu’un plan d’action sera présenté d’ici la fin de l’année.

Entrée ouest de Zurich, une haute palissade sur la gauche, avec une gigantesque affiche publicitaire: c’est derrière ce mur que les caravanes des Yéniches se sont arrêtées, dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Depuis six ans et la démolition du stade, la friche est un grand terrain vague largement inoccupé, bordé de

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