La Liberté

Pilatus se fait remonter les bretelles

Les Pilatus fournis à l’Arabie saoudite sont assimilables en partie à du matériel de guerre et doivent respecter en conséquence les restrictions légales. © Keystone
Les Pilatus fournis à l’Arabie saoudite sont assimilables en partie à du matériel de guerre et doivent respecter en conséquence les restrictions légales. © Keystone
27.06.2019

Les activités de l’avionneur suisse en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis sont interdites

Philippe Castella

Armes » C’est un gros coup de semonce qui retentit dans le ciel empli de nuages des exportateurs d’armes. Le constructeur d’avions Pilatus, basé à Stans (NW), a franchi la ligne rouge et se fait sérieusement remonter les bretelles par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Celui-ci lui donne 90 jours pour cesser ses activités et plier bagage en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis. Plus grave encore, il a dénoncé le cas au Ministère public de la Confédération, en vue d’une éventuelle condamnation pénale.

Que s’est-il passé? Depuis 2015, la loi sur les prestations de sécurité privées fournies à l’étranger – plus familièrement appelée loi sur le mercenariat – impose de déclarer ce type d’activités à la Confédération. Le DFAE délivre d’ailleurs chaque année quelque 450 autorisations à des entreprises suisses qui en font la demande. Parmi elles, aucune trace de Pilatus. Après des révélations du Tages Anzeiger en novembre dernier, le département a examiné le

Articles les plus lus
UNE LIBERTÉ ABSOLUE!
UNE LIBERTÉ ABSOLUE!

Toute l’actualité de La Liberté sur vos supports numériques dès Fr. 9.- /mois !

Abonnez-vous à notre playlist Spotify
Abonnez-vous à notre playlist Spotify

Découvrez les playlists Spotify de La Liberté.

Dans la même rubrique
La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11 / Fax: +41 26 426 44 00