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Un message à mieux formuler

Publié le 28.04.2021

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A mon avis, avec l’arrivée des «réseaux sociaux» et les nouvelles technologies, il faudrait dédoubler les classes de philosophie, communication et sciences naturelles dans nos écoles. J’ai l’impression que notre jeunesse fait abstraction de notre nature animale à la base: nous ne sommes pas de robots, mais bien des mammifères sexués, avec des instincts de reproduction.

Grâce à l’éducation, nous arrivons à canaliser ces instincts de façon socialement acceptable, même à les sublimer par la poésie, par exemple. Je réagis à chaque fois qu’on attaque les femmes (par exemple avec l’affiche du comptoir de Romont en 2016). Par contre, j’ai trouvé très poétique la lettre de M. Clément, je n’ai pas vu «le diable dans les détails».

C’est seulement en parlant avec mes fils, jeunes adultes, que j’ai découvert une réalité méconnue par moi jusque-là: presque la totalité de leurs amies sont «harcelées» indépendamment de leur tenue et pas respectées lors de sorties nocturnes. C’est inquiétant. Elles subissent des choses qu’on n’a pas subies nous, les femmes de mon âge. On a toutes connu des dérapages, mais ils étaient ponctuels il y a trente ans. Nous étions mieux respectées. C’est vraiment nécessaire qu’on écoute ce que ces jeunes femmes ont à nous dire et on comprendra le pourquoi de leur réaction à la lettre de M. Clément.

Encore faut-il qu’elles trouvent les mots corrects et la façon adéquate d’exprimer ce qu’elles vivent pour que leur message soit vraiment entendu. Aidons-les dans ce sens et ouvrons grand les oreilles. Gare aux «réseaux sociaux» générateurs d’une haine dont personne n’a besoin.

Rosa Mondragon, Fribourg

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