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Une nouvelle liste de péchés capitaux

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Le décès tragique de George Floyd a généré une sorte de «moralisation spontanée» sous l’impulsion du mouvement Black Lives Matter. © Keystone
Le décès tragique de George Floyd a généré une sorte de «moralisation spontanée» sous l’impulsion du mouvement Black Lives Matter. © Keystone
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08.08.2020

Sécularisée et laïcisée, notre époque n’en répond pas moins à toute une série d’interdits moraux

Anne-Sylvie Sprenger Protestinfo

Vices et vertus (4) » D’où viennent les sept péchés capitaux, quel est leur rôle dans la tradition religieuse et qu’en reste-t-il aujourd’hui? Une série d’été à l’odeur de soufre.

Si l’on croyait s’être débarrassé de toute morale en se libérant du carcan de la religion, c’est raté! Sécularisée, laïcisée, notre époque n’en répond pas moins à toute une série de nouveaux interdits moraux. «Notre société est beaucoup plus moralisatrice qu’elle ne le croit, formule le philosophe français Olivier Abel. On a affaire à beaucoup de morale, surtout dans les domaines où on prétend qu’il n’y en a pas: nos magazines et nos séries télé en sont remplis!»

Même son de cloche du côté du théologien neuchâtelois Denis Müller, de l’UNIGE. «C’est un des paradoxes théologiques du monde présent: la notion de péché a à la fois complètement disparu, tout en étant omniprésente.»

«Dans nos démocraties modernes, on ne fait plus face à un centre où se décident les questions du bien et du mal,

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