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Chronique: Le sombre refrain de l’ignominie

Près de 30 ans après son assassinat, les mots de Yitzhak Rabin résonnent plus fort que jamais. © Keystone
Près de 30 ans après son assassinat, les mots de Yitzhak Rabin résonnent plus fort que jamais. © Keystone

Michaël Perruchoud

Publié le 23.06.2024

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Il existe une grande différence entre une guerre conventionnelle et une guérilla. Dans une guerre conventionnelle, l’armée qui n’a pas envahi le territoire de son adversaire n’a pas gagné. Dans une guérilla, tant qu’il reste un combattant valide, la cause n’est pas perdue. C’est la faiblesse du fort, la force des faibles.

La lutte entre une armée et un groupement terroriste est donc forcément inégale, puisque la victoire et la défaite ne sont pas jugées de la même manière. Et les moyens utilisés diffèrent eux aussi.

Si un Etat démocratique se révèle capable du pire, à qui peut-on encore se fier?

Ceux qui sèment la terreur parce qu’ils estiment que c’est la seule voie pour se faire reconnaître usent de tous les moyens possibles et imaginables afin de faire avancer leur cause. Puisque, tant qu’un combattant valide pourra porter leur bannière la victoire sera possible, la vie humaine devient quantité négligeable à leurs yeux. On glorifie le sacrifice. On est aveug

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