Nous sommes tous les mêmes
RB
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Les séries, les jeux ont tué le cinéma et un patrimoine a disparu des écrans. Avec ces conclusions en tête, j’ai découvert un ado les yeux rivés sur un écran géant et les mains attachées aux manettes de sa console, ce qui lui permettait de tuer des méchants hideux et redoutables. Face à ce spectacle frénétique, je me suis dit qu’un essai s’imposait: faire découvrir un bout de patrimoine cinématographique, par exemple Charles Chaplin. Un coffret donc comme cadeau et on verra bien si cela passe, intéresse, passionne aujourd’hui. Les semaines s’écoulant et toujours sans nouvelles, j’ai fini par craquer et demander à sa mère si Charlot avait eu du succès. «On a dû arrêter, c’est trop dur, des larmes…» Je ne comprenais pas. Comment est-ce possible? «Ah, cette histoire d’enfant abandonné, c’est horrible, il en a fait des cauchemars.» En fait, me disais-je, nous sommes tous les mêmes, quel que soit l’âge. Il faut se divertir d’une manière ou d’une autre, autrement c’est trop triste.
bod