La Liberté

Doctorat, monde merveilleux

20.11.2017

«L’«Opinion» de Mme Astrid Epiney, rectrice de l’Université de Fribourg, publiée le 7 novembre, fait la part belle au doctorat. Elle y loue ses qualités et son utilité. Le doctorat, cette aventure intellectuelle à la fois formidable et exigeante, représente – à la lire – une somme d’opportunités pour celles et ceux qui le font, ainsi que pour la société tout entière.

De façon tout à fait étonnante, cela est publié la veille de la décision du Conseil d’Etat d’introduire une taxe semestrielle pour tous les doctorants de l’Université de Fribourg, sur demande du rectorat, participant ainsi directement à la péjoration de leurs conditions de vie et de travail.

Car oui, si le doctorat est une aventure, c’est d’abord un travail. Un travail parfois rétribué (de 3500 à 4300 francs mensuels bruts pour un 100%, salaires les plus bas de l’université), parfois pas. Et pour celles et ceux qui sont engagés à 50%? Eh bien ils n’ont qu’à prendre un deuxième emploi pour s’en sortir! Et tant pis si la thèse en pâtit et que cela allonge la durée du doctorat.

Si j’apprécie énormément mon travail de doctorant et peux compter – c’est un privilège – sur des professeurs et autres collègues soutenants, ce n’est de loin pas la situation que vivent la majorité des ­doctorants. Alors, payer 360 francs supplémentaires par an tient de l’affront (pour un total de 590 francs, émoluments compris). D’ailleurs, quel employeur fait payer une taxe à ses employés, aux plus précaires de préférence?

Niels Rebetez, doctorant

à l’Université de Fribourg

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