La Liberté

Un pacte entre les générations

Cristina Ribeiro, prés. section Bulle-migrants de Syna

Publié le 19.02.2024

Temps de lecture estimé : 1 minute

Un argument contre la 13e rente AVS me laisse sans voix. J’ai entendu une personne préférer ne pas avoir la 13e rente AVS pour ne pas donner la possibilité aux étrangers qui rentrent dans leur pays à 65 ans de profiter de cette avancée sociale.

Je me suis alors souvenue de mes vacances d’été sur les plages du sud de l’Europe et du grand nombre de rentiers suisses qui sont obligés de partir parce que la rente actuelle ne leur permet pas de vivre en Suisse. De même, mes amis qui ont travaillé dur pour construire nos routes, garder nos anciens, nous soigner dans les hôpitaux, nettoyer nos maisons, garder nos enfants, etc., eh bien ces collègues n’auront jamais droit à une rente maximale AVS, car ils n’auront pas quarante-quatre ans de cotisation et leur revenu moyen est encore loin des 88 200 fr. par an.

L’avancée sociale de la 13e rente nous garantira à tous et à toutes une reconnaissance financière dans un échange solidaire intergénérationnel, qui consiste tout simplement à prendre soin de nos rentiers maintenant, confiants que la génération de demain prendra soin de nous. Ce pacte solidaire est la base d’une société moderne et responsable. C’est le moment de rendre plus de dignité à nos rentiers qui arrivent difficilement à finir les fins de mois. Si ces derniers décidaient de profiter du soleil et des plages du sud, pour le climat et non par choix financier, ils quitteraient un endroit dans lequel ils ont des amis et des souvenirs, qu’ils soient étrangers ou non.

La 13e rente AVS ne résoudra certainement pas le dilemme de l’exil, mais nous permettra de croire que nous pouvons continuer à améliorer notre système social.

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