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Deux figures du monde de la santé au tribunal

V. D’Acremont et B. Genton. © Keystone
V. D’Acremont et B. Genton. © Keystone
Publié le 08.02.2022

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Climat » Valérie D’Acremont et Blaise Genton figurent parmi les prévenus d’un nouveau procès, à Lausanne.

Un nouveau procès climatique s’est déroulé hier à Lausanne, où 12 activistes ont été jugés pour avoir bloqué la rue Centrale en 2019. Deux figures du monde de la santé, Valérie D’Acremont et Blaise Genton, font partie des prévenus.

Les deux médecins d’Unisanté, qui sont par ailleurs mariés, sont des visages connus dans la lutte contre le coronavirus: Valérie D’Acremont comme infectiologue et Blaise Genton en tant que responsable de la campagne de vaccination vaudoise. Ce sont aussi des militants assidus pour le climat, ce qui leur a valu leur convocation au tribunal.

Le 14 décembre 2019, les deux scientifiques, leurs dix coprévenus et des dizaines d’autres militants (dont certains ont déjà été condamnés) avaient pris part à une action d’Extinction Rebellion. Ils avaient participé à un sit-in sur la rue Centrale, au cœur de Lausanne, bloquant ainsi la circulation. Refusant de quitter les lieux, ils avaient été évacués à tour de rôle par la police.

Devant le juge, Valérie D’Acremont et Blaise Genton ont répété qu’ils n’avaient fait que leur «travail et devoir de soignant» en alertant la population sur les conséquences du dérèglement climatique, dont ils ont listé quelques «ravages» en Suisse et ailleurs.

Ils ont critiqué l’inaction des autorités, sourdes selon eux «aux messages d’alerte» des scientifiques. «J’ai essayé de faire tout ce que je pouvais, d’agir à tous les niveaux», a dit Valérie D’Acremont.

Blaise Genton a, lui, admis sa «honte» de laisser à la jeunesse «une planète qui va dans le mur». «En m’asseyant ce jour-là dans la rue, je me suis dit que je pourrais au moins dire à mes enfants et petits-enfants que j’avais essayé de faire quelque chose», a-t-il dit, des sanglots dans la voix.

Plusieurs autres prévenus ont été rattrapés par l’émotion. Ils ont dit leur «peur» et leur «sentiment d’impuissance» face à l’urgence climatique. Ils ont estimé qu’une condamnation serait contraire à leurs droits fondamentaux, en l’occurrence les libertés d’expression et de manifester pacifiquement. ATS

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