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Etudes: La Suisse a mal à la formation de ses futurs médecins

La formation des futurs médecins se porte mal. Autopsie de cette inquiétante affection qui menace le système de santé suisse.

Nos futurs médecins sont malmenés, et le système de santé suisse va en pâtir. © Keystone
Nos futurs médecins sont malmenés, et le système de santé suisse va en pâtir. © Keystone

Sophie Gremaud

Publié le 19.01.2024

Temps de lecture estimé : 12 minutes

Entre cursus trop sélectif, exil, surmenage, abandon et reconversion, les symptômes sont nombreux et le diagnostic est clair: la Suisse a mal à la formation de ses futurs médecins. Dans une étude publiée en décembre dernier, l’Association suisse des étudiantes et étudiants en médecine (swimsa) révélait qu’ils seraient même plus d’un tiers (34%) à envisager de tourner le dos à la profession après leur première expérience pratique en milieu hospitalier.

Face à cette situation, qui se joue sur fond de pénurie de médecins indigènes (lire ci-contre), les études de médecine doivent être repensées en urgence. Décryptage des différents symptômes et des remèdes envisagés.

1 Lutter pour y accéder

C’est avant même le premier cours que le parcours du combattant des futurs médecins débute. La raison? Le numerus clausus, littéralement «nombre fermé». Ce fonctionnement, dont le but est de limiter le nombre d’étudiants dans le cursus universitaire, est appliqué de différentes manières en

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