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Masculinité et féminité s’entrecroisent

Publié le 29.12.2021

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Identité » Les stéréotypes de genre perdent de leur importance au sein de la population.

Plus de 99% de la population en Suisse se considère clairement comme homme ou femme. Cependant, les nuances sont importantes pour de nombreuses personnes dans la description de leur propre identité, selon un sondage sur le thème du genre.
Seulement 0,4% de la population se considère explicitement comme non binaire, selon l’enquête publiée par l’institut de recherche Sotomo et mandatée par le groupe «Geschlechtergerechter». Mais lorsqu’il s’agit de caractéristiques concrètes, le tableau est plus complexe.
Seuls 14% des hommes s’estiment exclusivement masculins, 6% seulement des femmes s’estiment exclusivement féminines. Et 12% des hommes et des femmes se perçoivent autant féminins que masculins.

Selon l’étude, pour 55% de la population, le sexe est important ou plutôt important pour sa propre identité; 60% des femmes considèrent que leur sexe détermine qui elles sont, contre seulement 49% des hommes.
Les femmes sont davantage confrontées à leur féminité en raison de discriminations persistantes, tandis que les hommes associent moins leurs possibilités et leurs limitations à leur sexe, expliquent les auteurs de l’étude.

Un fossé idéologique apparaît toutefois chez les hommes: pour 62% des hommes de droite, être un homme est important, voire très important pour deux tiers d’entre eux. En revanche, seuls 12% des hommes de gauche s’identifient très fortement à leur sexe, selon l’étude.
Une majorité des sondés estiment que les différences entre les sexes ont des raisons aussi bien biologiques que sociales. Seuls 17% pensent que les différences de comportement sont innées. De même, 17% sont d’avis qu’elles sont uniquement le résultat de conventions sociales. Les hommes plutôt âgés surtout soulignent l’importance des facteurs biologiques.
Seules 18% des personnes interrogées pensent qu’il n’y a que des femmes et des hommes. Le fait que certaines personnes ne se laissent pas classer dans ce schéma est aujourd’hui courant, selon l’étude.
Les sondés sont en revanche divisés sur la question de savoir comment l’administration doit gérer cet état de fait. Aujourd’hui, en Suisse, il faut se désigner comme homme ou femme dans les documents officiels. Une bonne moitié des personnes interrogées souhaiterait que cela change. ATS

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