La Liberté

16.09.2020

Boris Johnson a "bon espoir" de parvenir à un accord avec l'UE

S'il reste positif, Boris Johnson a toutefois refusé de céder du terrain sur le projet de loi revenant en partie sur certains engagements pris dans l'accord encadrant la sortie du Royaume-Uni de l'UE. © KEYSTONE/EPA/JESSICA TAYLOR HANDOUT
S'il reste positif, Boris Johnson a toutefois refusé de céder du terrain sur le projet de loi revenant en partie sur certains engagements pris dans l'accord encadrant la sortie du Royaume-Uni de l'UE. © KEYSTONE/EPA/JESSICA TAYLOR HANDOUT
S'il reste positif, Boris Johnson a toutefois refusé de céder du terrain sur le projet de loi revenant en partie sur certains engagements pris dans l'accord encadrant la sortie du Royaume-Uni de l'UE. © KEYSTONE/EPA/JESSICA TAYLOR HANDOUT
S'il reste positif, Boris Johnson a toutefois refusé de céder du terrain sur le projet de loi revenant en partie sur certains engagements pris dans l'accord encadrant la sortie du Royaume-Uni de l'UE. © KEYSTONE/EPA/JESSICA TAYLOR HANDOUT
Boris Johnson a défendu sa loi, fustigée par les Européens. © KEYSTONE/EPA/JESSICA TAYLOR HANDOUT
Boris Johnson a défendu sa loi, fustigée par les Européens. © KEYSTONE/EPA/JESSICA TAYLOR HANDOUT
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16.09.2020

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a assuré avoir "bon espoir" de parvenir à un accord post-Brexit avec l'Union européenne. Cela malgré des négociations dans l'impasse et les tensions créées par un projet de loi revenant sur des engagements passés.

"Ce n'est pas ce que ce pays veut", a dit le dirigeant conservateur à propos d'un "no deal" potentiellement dévastateur pour l'économie. Il était interrogé par le comité de liaison, qui regroupe les présidents des différentes commissions parlementaires.

"Et ce n'est pas ce que nos amis et partenaires de l'UE veulent de nous. C'est pourquoi j'ai bon espoir que ce ne sera pas l'issue" des négociations, a-t-il poursuivi.

Boris Johnson a toutefois défendu sa loi, fustigée par les Européens, qui revient en partie sur certains engagements pris dans l'accord encadrant la sortie du Royaume-Uni de l'UE fin janvier, et qui viole le droit international de l'aveu même de son gouvernement.

Un compromis trouvé

Le projet de loi a franchi lundi un premier obstacle au Parlement britannique malgré la fronde d'une partie du camp conservateur. Alors que la suite du cheminement parlementaire s'annonçait plus compliquée avec l'examen détaillé, un compromis a été annoncé mercredi soir entre le gouvernement et les députés rebelles.

Dans un communiqué commun, ils ont annoncé la prochaine introduction d'un amendement prévoyant que le Parlement devra donner son accord avant tout recours par le gouvernement aux dispositions violant l'accord de Brexit.

Ultimatum de Bruxelles

Cette concession a peu de chances de satisfaire Bruxelles, qui a donné à Londres jusqu'à la fin du mois pour retirer purement et simplement les dispositions controversées. Ces dernières remettent en cause des règles douanières pour l'Irlande du Nord destinées notamment à éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande, membre de l'UE, et la province britannique.

"Je préfère avoir des protections qui garantissent l'intégrité de ce pays et protègent contre une fracture potentielle du Royaume-Uni", a insisté Boris Johnson mercredi.

"Je ne pense pas" que les Européens négocient de bonne foi, a-t-il poursuivi: ils ont "manifestement échoué", selon lui, à garantir l'absence de "blocus" dans les échanges entre l'Irlande du Nord et la Grande-Bretagne en cas de "no deal" à la fin d'une période de transition s'achevant fin 2020.

En désaccord avec le projet de loi, Richard Keen, l'équivalent écossais de l'attorney general, conseiller du gouvernement sur les questions juridiques, a démissionné mercredi.

Aucune percée

Dans ce contexte, Européens et Britanniques tentent toujours de négocier un accord sur leur future relation commerciale. Mais les dernières discussions n'ont permis aucune percée majeure.

Les deux parties ont affirmé qu'un accord devait être conclu en octobre pour éviter un "no deal" qui se traduirait dès le 1er janvier par des droits de douane entre le Royaume-Uni et le bloc européen et risquerait d'aggraver la crise provoquée par le coronavirus.

ats, afp

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