La Liberté

01.08.2019

L'accord migratoire avec Washington dénoncé au Guatemala

Mercredi, plusieurs dizaines de manifestants, dont des étudiants qui se masquaient le visage, s'étaient donné rendez-vous devant l'hôtel du centre de la capitale qui sert de lieu de réunion aux députés guatémaltèques. © KEYSTONE/AP/OLIVER DE ROS
Mercredi, plusieurs dizaines de manifestants, dont des étudiants qui se masquaient le visage, s'étaient donné rendez-vous devant l'hôtel du centre de la capitale qui sert de lieu de réunion aux députés guatémaltèques. © KEYSTONE/AP/OLIVER DE ROS
"Je refuse de vivre dans une dictature": des étudiants ont bloqué l'université publique San Carlos au Guatemala pour protester contre l'accord migratoire que le président a signé avec Washington. © KEYSTONE/AP/OLIVER DE ROS
"Je refuse de vivre dans une dictature": des étudiants ont bloqué l'université publique San Carlos au Guatemala pour protester contre l'accord migratoire que le président a signé avec Washington. © KEYSTONE/AP/OLIVER DE ROS


01.08.2019

Plusieurs dizaines de manifestants opposés au pacte migratoire conclu avec les Etats-Unis se sont rassemblés mercredi devant un hôtel de la capitale Guatemala, où sont réunis les parlementaires. Et des étudiants occupent depuis la veille l'université publique.

La signature, vendredi à Washington, du pacte migratoire a soulevé un tollé au Guatemala. Opposants et ONG font valoir que ce pays, où 60% de la population vit en-deçà du seuil de pauvreté, sera bien incapable d'accueillir dignement les migrants cherchant à gagner les Etats-Unis, comme le prévoit l'accord.

Mardi, des centaines d'étudiants ont bloqué les accès de l'université publique San Carlos et ont occupé le campus pour protester contre ce texte et contre les projets de privatisation de cette université, l'unique publique du pays.

Mercredi, plusieurs dizaines de manifestants, dont des étudiants qui se masquaient le visage, s'étaient donné rendez-vous devant l'hôtel du centre de la capitale qui sert de lieu de réunion aux députés, alors que le Parlement est en travaux.

"Jimmy (Morales, le président guatémaltèque - NDLR) tu t'es couché devant les gringos", dénonçait l'une des pancartes brandies par les manifestants. "C'est un accord qui viole la Constitution, les droits de l'homme et les conventions internationales", a déclaré à l'AFP une des manifestantes, Brenda Hernandez.

"Un pays tiers sûr"

Le président Jimmy Morales, sous pression d'accusations de corruption et de soupçons de liens avec le trafic de drogue, a "vendu la souveraineté du pays" pour tenter de se gagner les bonnes grâces de Washington, a-t-elle avancé.

Selon la Maison Blanche, le Guatemala serait dorénavant considéré comme un "pays tiers sûr" auprès duquel les demandeurs d'asile devront effectuer leurs premières démarches. Mais les contours de l'accord restent très flous et le ministère américain de la Sécurité intérieure a indiqué à la presse que cette terminologie ne figurait pas explicitement dans le texte agréé par les deux pays.

Le secrétaire américain à la sécurité nationale par intérim Kevin McAleenan est actuellement au Guatemala pour une visite de deux jours afin d'assurer le suivi de cet accord qu'il a signé avec le ministre guatémaltèque de l'Intérieur Enrique Degenhart.

ats, afp

Abonnez-vous pour 9.-/mois
Abonnez-vous pour 9.-/mois
Suivez-nous sur insta

L’actu de votre région aussi sur @lalibfribourg

Articles les plus lus
Dans la même rubrique
La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11 / Fax: +41 26 426 44 00