La Liberté

08.11.2019

L'OIT impressionnée par les étudiants neuchâtelois en droit

Les étudiants en droit de l'Université de Neuchâtel ont élaboré une simulation de convention contre la violence dans le monde du travail (image d'illustration). © KEYSTONE/SANDRO CAMPARDO
Les étudiants en droit de l'Université de Neuchâtel ont élaboré une simulation de convention contre la violence dans le monde du travail (image d'illustration). © KEYSTONE/SANDRO CAMPARDO


08.11.2019

L'Organisation internationale du travail (OIT) est impressionnée par un travail réalisé par les étudiants de l'Université de Neuchâtel. Elle s'intéresse à une convention qu'ils ont élaborée sur la lutte contre la violence et le harcèlement au niveau professionnel.

Durant cette semaine, les étudiants en 2e année de bachelor en droit de l'Université de Neuchâtel (UniNE) ont abordé la thématique de la violence dans le monde du travail, encadrés par une équipe pluridisciplinaire d'enseignants, d'assistants et de hauts responsables de l'Union syndicale suisse, de l'OIT et du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). Ils ont adopté une convention dans le cadre simulé d'une Conférence internationale du travail.

Cet exercice grandeur nature est une première pour l'UniNE, a indiqué vendredi l'institution. La démarche a été saluée par le SECO et par l'OIT, qui ont demandé à recevoir une copie de la convention adoptée par les étudiants.

Personnes vulnérables

Dans la même mesure que la convention adoptée dans le cadre de l'OIT en juin dernier, le texte consacre, pour la première fois au niveau international une définition de la violence et du harcèlement au travail. Les étudiants ont aussi rédigé une résolution qui invite les Etats membres à porter une attention prioritaire à certains groupes de personnes en situation de vulnérabilité, notamment les personnes LGBTQI+ et les minorités ethniques ou religieuses.

Comme lors de la véritable conférence, "les débats ont parfois été vifs", a relevé l'UniNE. Cela n'a pas empêché l'adoption jeudi de la Convention concernant l'élimination de la violence et du harcèlement dans le monde du travail.

L'ambassadeur Jean-Jacques Elmiger, qui fut le président de la 108e session de la Conférence internationale du travail (CIT), a présidé mercredi une simulation de la conférence.

ats

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