La Liberté

25.06.2019

Manifestation pour défendre un député de l'opposition en Géorgie

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées pour la sixième journée consécutive devant le Parlement géorgien. © KEYSTONE/AP/SHAKH AIVAZOV
Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées pour la sixième journée consécutive devant le Parlement géorgien. © KEYSTONE/AP/SHAKH AIVAZOV


25.06.2019

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Tbilissi mardi pour défendre un député d'opposition menacé d'arrestation. Nika Melia est accusé d'avoir fomenté les manifestations d'envergure qui ont secoué pendant près d'une semaine ce pays du Caucase.

Selon le Parquet, Nika Melia, responsable du Mouvement national uni de l'ex-président exilé Mikheïl Saakachvili, a organisé les "violences de masse" récentes devant le Parlement géorgien. Les manifestations avaient éclaté quand un député russe avait pris la parole au Parlement géorgien, suscitant un vif émoi dans le pays qui entretient des relations très tendues avec Moscou depuis le bref conflit qui avait opposé les deux pays en 2008.

Le bureau du Procureur général géorgien a indiqué dans un communiqué qu'il avait demandé "au Parlement de lever l'immunité parlementaire de Melia concernant les poursuites (judiciaires) pour le placer en détention provisoire". S'il est reconnu coupable, Nika Melia est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à neuf années d'emprisonnement.

Les manifestations se sont muées ensuite en mouvement de protestation contre l'homme le plus riche de Géorgie, Bidzina Ivanichvili, considéré comme le vrai dirigeant du pays à travers le parti du Rêve géorgien, qu'il a fondé.

"Persécution politique"

Plus d'une vingtaine de partis d'opposition ont dénoncé le projet d'arrestation de Nika Melia, le qualifiant de "persécution politique et amorce de répression contre l'opposition".

Ils étaient plusieurs milliers mardi à s'être rassemblés pour la sixième journée consécutive devant le Parlement géorgien. Ils réclamant la démission du ministre de l'Intérieur pour emploi excessif de la force contre des rassemblements largement pacifiques.

Des protestataires ont tenté brièvement mardi de pénétrer dans le Parlement avant d'être repoussés par la police. Ils ont finalement été dispersés par des gaz lacrymogènes et des tirs de balles en caoutchouc. Plusieurs manifestants ont été blessés.

M. Ivanichvili a accusé les responsables de l'opposition d'inciter les manifestants à s'emparer du Parlement, une accusation qu'ils rejettent.

ats, afp

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