La Liberté

La Suisse évite une liste noire

12.06.2019

Travailleurs » Le dossier suisse ne sera pas examiné en profondeur par l’Organisation internationale du travail (OIT) qui ciblait les conditions de licenciement de travailleurs actifs dans les syndicats. Présente sur une première liste noire, elle a été épargnée hier à Genève et retirée d’une liste resserrée finalement à environ 25 pays.

La commission d’application des standards de l’OIT a estimé que les préoccupations sur la liberté syndicale en Suisse étaient moins importantes que la situation d’autres Etats. Berne figurait sur une première liste de 40 Etats. Si la Suisse avait été encore pointée du doigt, elle aurait été entendue par la commission dans les prochains jours et celle-ci aurait ensuite lancé la semaine prochaine des recommandations officielles.

L’OIT lui reproche de ne pas suffisamment protéger ses travailleurs actifs dans des syndicats en cas de licenciement pour leurs efforts dans ce cadre. Certes, le droit suisse considère qu’un licenciement est abusif lorsque celui-ci est lié à une activité syndicale légale. Le dédommagement maximal est toutefois de six mois de salaire. Selon l’OIT, cette compensation ne suffit pas.

«Nous n’aimons pas tellement ces listes», avait admis devant quelques journalistes lundi le conseiller fédéral Alain Berset, après avoir ouvert la Conférence du centenaire de l’OIT à Genève. ATS

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